Yacine Belhousse : “Un spectacle, c’est un moment fini et effrayant”

Les vendredi et samedi à partir de 20H, sur la scène de La Nouvelle Seine qui lui va si bien, Yacine Belhousse distille son humour fantastique, brillant et absurde. L’humoriste, pendant 41 minutes précisément, nous en dit plus sur cet univers singulier et touchant dans un nouvel épisode de LOL Me Tender, ton podcast préféré.

Comment vas-tu Yacine ?

Franchement, ça va. On commence à bien sentir le stress qui monte avec ce mois d’octobre, parce que là je vais reprendre bientôt. C’est un peu comme courir, afin d’être prêt. Je frappe du tofu sec pour m’entraîner. Je me suis fait une fracture du petit doigt… (rires)

On sent effectivement que tu “reviens” dans le game…

Pendant longtemps je faisais des dates exceptionnelles, j’ai eu envie de prendre plusieurs semaines. Là je vais rester trois mois. Je vais essayer d’aller en tournée ensuite. Pendant j’ai monté une production, je suis en indépendant : BY Productions, pour Belhousse Yacine. Je suis en quelque sorte un artiste-auteur-producteur-indépendant… je suis un food-truck des blagues en fait.


Je ne sais pas comment définir mon spectacle, parce que j’ai tout fait par impulsion

Yacine Belhousse

On t’as déjà dit que, physiquement, tu ressemblais à l’humoriste Fellag ?

Alors, oui. Perso je trouve que ça va, il est mignon. Les gens pensent que je suis son fils. Issu du show-business algérien. Je le prends bien parce que quand j’étais jeune, je suis allé voir Fellag en vrai, à La Courneuve, dans un centre culturel. Toute la famille a rigolée. Il a réussi à réunir tout le monde par le rire. C’est le spectacle Djurdjurassique Park. c’est une sorte de Eddie Izzard algérien Fellag, car il parle du passé, des invasions, c’est un peu les mêmes thèmes qu’Eddie Izzard reprend dans Dress to Kill.

Tu vas sûrement répondre oui au fait que le stand-upper est un conteur, ce à quoi j’ajouterais “il y a conteur ET conteur”… dans la mesure où tu convoques, comme Fellag d’ailleurs, des créatures, mais aussi des époques fantastiques… Peut-on dire que tes spectacles sont des romans courts ?

Je t’engage en CDI. Tu es la personne qui représente mon spectacle (rires). C’est hyper classe de dire roman court. Je ne sais pas comment définir mon spectacle, parce que j’ai tout fait par impulsion, et par réaction à ce qui me fait rire dans la vie en général. le fait d’invoquer les personnages. Ce qui me fait beaucoup rire, ce sont les dialogues et les temps entre les gens. L’aspect émotionnel des situations, je trouve aussi ça très drôle. Le rejet, l’acceptation de situations nulles, quand tu les joues sur scène, moi ça me faisait rigoler.


Il y a beaucoup de gens qui marquent le public,

Yacine Belhousse

Tu te sens plus à l’aise en scène ouverte ou en spectacle ?

Les deux. Un spectacle demande une anticipation très différente, car c’est un moment fini. C’est effrayant, un moment fini, donc j’essaye de le transformer en un moment qui est mouvant où je peux changer plein de choses dans l’heure. Le but étant de dire aux gens : j’ai fait le meilleur spectacle possible actuellement. Je vais tout faire pour que tout ce que j’ai appris durant tout ce temps, je vais le placer là. En scène ouverte, ce qui est rigolo, c’est qu’il n’y a pas d’enjeu. 

Est-ce qu’un humoriste a le temps de se faire aimer, notamment en scène ouverte ?

J’ai déjà aimé des humoristes sur 5 minutes. Beaucoup de gens le font parce qu’il y a beaucoup de gens qui marquent le public, et c’est en fonction de chacun. Il y a cette première fois où j’ai vu Thomas Ngijol sur scène. C’était très impressionnant. Il y avait d’autres comiques avant qui n’avaient pas son charisme. Lui était arrivé très lentement, très calmement, et il a retourné la salle. A tel point que tout le monde dans la salle s’est dit “on va aller voir son spectacle en entier”. Mais ça marche avec plein d’autres gens, notamment Alexis Macquart.

C’est quoi BLONDE COMEDY ?

Blonde c’est un média, une agence évènementielle, un studio de production.

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