Le stand up, arme de séduction massive

Parmi les monstres sacrés du standup : Richard pyor

Les débuts du stand up sont tellement lointains qu’on ne saurait vraiment dire quand ils ont eu lieu. Mais on pourrait vous dire ce que ça apporte aux humoristes, et à toi, public.

Il y a Richard Pryor qui mimait la réaction de son chien impuissant, incapable d’appeler les pompiers, alors que l’humoriste parodiait un arrêt cardiaque suite à une surconsommation de drogues et de cochon. Plus récemment Anthony Jeselnik, qui faisait une suite de blagues insoutenables (mais ultra drôles) sur des bébés morts. Il y a Blanche Gardin et Elsa Barrère sur le féminisme, Dave Chapelle sur le racisme, Judah Friedlander sur Trump…

Le message first

On ne compte plus les messages cachés et engagés dans la grande histoire du stand up, remède à toutes les dépressions. Le genre, en constante réinvention, est la voie la plus légère pour crier le désarroi de tant de générations, d’une époque en perte de repères. Beaucoup en ont besoin pour trouver de quoi rire dans une société qui a de plus en plus de mal à nommer les choses… Mais aussi à sortir des codes d’une vie banale, monotone, sans distance. Ce que nous confirme Marina Rollmann dans l’interview fleuve qui suit : « J’avais tout simplement besoin de ne pas travailler dans un bureau ». Ses modèles sont « Jerry Seinfeld, Maria Bamford, John Mulaney ».

L’humoriste suisse, qui joue son spectacle sobrement nommé « Un spectacle drôle », en profite pour nous livrer un comparatif entre le stand up français et américain : « Moins abouti, plus théâtral, plus de jeu, de physicalité, quelque chose de moins niche aussi, de plus tout public. En somme plus jeune et moins populaire ». Un débat est ouvert (pas ici hein mais il est ouvert dans le sens où vous pouvez en parler entre vous, bref on s’est compris quoi).

Nouveau genre du divertissement de masse

Si l’appréciation du stand up varie en fonction de l’humoriste qui le pratique, l’obligation première est de divertir. « La première étape, c’est de faire rire », nous dit l’humoriste Joseph Roussin, reprenant ainsi la maxime latine de Plaute (254 / 184 AV. J.C.). « Vis Comica ». (Le pouvoir de faire rire). Que nos sujets soient graves ou légers, qu’ils dénoncent ou applaudissent, l’important c’est d’aimer comme dit Pascal Obispo (pas du tout). L’important est de divertir, de faire rêver, d’emmener, le temps d’une soirée (rime inconsciente).

Cet article, que vous pouvez lire comme un manifeste, est surtout la revendication d’un plaisir. Le début d’une belle aventure qu’on va vivre ensemble… À suivre !

C’est quoi BLONDE COMEDY ?

Blonde c’est un média, une agence évènementielle, un studio de production.

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